Évaluation – Planteray Mister Fogg Navy Rum No.2 – 55,7%

Évaluation – Planteray Mister Fogg Navy Rum No.2 – 55,7%

21 mai 2026 0 Par Maxime Fortier

Planteray (Plantation à l’origine, le nom à changé en 2024) à été créé par Alexandre Gabriel en 1999 dont l’histoire est désormais liée avec celle du Cognac Pierre Ferrand et du Château Bonbonnet. Au début des années 1990, il va se rendre dans les Caraïbes et découvrir les terroirs du rhum et ceux qui le produisent. Il échange quelques fûts usagés de Cognac contre des fûts remplis de rhum avec lesquels il va revenir en France. Il va démarrer ce qui deviendra sa signature, la double maturation réalisée dans ses fûts de Cognac. Les rhums de la marque s’exportent à travers le monde. En 2017, ils ont fait l’acquisition de la distillerie West Indies (WIRD) à la Barbade, qui détient un tiers des parts de la National Rums of Jamaïca (NRJ), qui possède les distilleries Long Pond et Clarendon (Incluant Innswood).

Le Planteray Mister Fogg Navy Rum No.2 est un assemblage de rhums de mélasse et de jus de canne cette fois puisqu’il y a maintenant du rhum de l’Île Maurice dans cette édition. Ils ont été fermentés pendant des périodes allant de 2 jours à 3 semaines et distillés en alambics à repasse et à colonne. L’assemblage No.2 est issus de 5 terroirs soit Trinidad (Trinidad Distillers 35%), la Barbade (WIRD 34%), la Guyana (DDL 20%), l’île Maurice (Saint-Aubin 6%) et la Jamaïque (NRJ 5%). Ils ont vieillis respectivement dans leur pays d’origine (vieillissement tropical) en fûts ayant contenu du Bourbon, ensuite ils ont été déplacés par la voie maritime (vieillissement dynamique) et finalement reposés en grandes foudres/vats (vieillissement continental) en France. Ils ont oxygéné dans de grandes cuves en bois ouvertes afin d’imiter si on peut dire les  »docks » britanniques humides de l’époque. Il a été embouteillé à 55,7% d’alcool par volume. Il posséderait 4,8 grammes de sucre par litre comme le précédent.

Il est doré, un brin plus clair que le Fogg#1.

Au nez, il me semble un peu moins linéaire (si je peux me permettre!) sur les odeurs de mélasse, de fruits grillés et de caramel/chocolaté comme l’était le Fogg#1 qui est ma base de comparaison. L’assemblage avec le 6% de rhum pur jus change quand même assez le nez de celui-ci. Il est plus frais, plus fruité et plus large sur la palette aromatique, bien que l’ensemble reste assez peu inchangé.

En bouche, il est riche, frais et suave à la fois. La puissance est bien là mais bien intégrée et il se déguste assez facilement. J’ai des saveurs de mélasse, de jus de canne, de fruits mûrs, de la cassonade grillée, du chocolat un peu fondu, du bois grillé et des épices. Le côté jus de canne ne prend pas trop de place mais il équilibre l’assemblage que l’on sent moins sur le bois brûlé comparé au Fogg#1. J’ai aussi un peu de  »sticky » et de  »funky » qui me plaisent bien!

La finale est longue, fraîche, fondante et délicieuse sur les notes de fruits confits/mûrs, de caramel grillé et d’épices. Je l’ai bien aimé, un vrai rhum, riche, complexe et surprenant. Si vous avez appréciez le Fogg#1, je pense bien que vous raffolerez du Fogg#2. Encore une fois, une qualité/prix à souligner pour un rhum disponible au Québec qui se vend 60$ en SAQ. Une belle découverte du Chicago Rum Fest 2026 pour ma part.

Cheers!