Accueil Évaluations Évaluations – Gamme Vintage Plantation Four Hands 2020 – Pérou 2006, Fiji 2005, Barbade 2011, Autralie 2007, Trinidad 2009, Jamaïque 2003

Évaluations – Gamme Vintage Plantation Four Hands 2020 – Pérou 2006, Fiji 2005, Barbade 2011, Autralie 2007, Trinidad 2009, Jamaïque 2003

par Maxime Fortier

Avec l’arrivée récente des rhums du programme   »Quatre Mains / Four Hands »  2020 de Plantation en SAQ j’ai eu l’idée d’inviter l’ami Bruno à faire une dégustation comparative de l’ensemble de cette gamme. Cette gamme appelée couramment  »les oiseaux » par les amateurs se veux une mise en valeur de chaque millésime et du terroir d’où il provient en collaboration avec les distillateurs en place, de là le nom ; Quatre mains ! Nous avons goûté la gamme du plus léger au plus lourd selon leurs composés volatiles, donc dans cet ordre ; Pérou 2006, Fiji 2005, Barbade 2011, Australie 2007, Trinidad 2009, Jamaïque 2003. Ce fût bien sympa, voici le résultat de notre boulot ehhhh de notre moment de partage et de plaisir à découvrir tout ça je veux dire ainsi que de mes retours bien personnels sur ces 6 rhums lors de cette après-midi d’octobre dernier !! 🙂

Pérou 2006 avec la collaboration de Jorge Luis Rodriguez Parajes de la distillerie « Cartavio Rum Distillery »

Le Pérou 2006 est une édition limitée à 21 fûts seulement. Cet embouteillage a été fermenté pendant 3 jours et a ensuite été distillé en 2006 en colonnes multiples et en Pot Still John Dore par  »Cartavio Rum Distillery » au Pérou. On mentionne un ajout de 8 grammes de sucre par litre, ce qui est pas tant de sucre mais il est tout de même le plus dosé de cette gamme 2020. Il a subit un double vieillissement, tout d’abord 11 ans dans son pays d’origine en ex-fûts ayant contenu du Bourbon et 3 ans de plus dans les chais de la Maison Pierre Ferrand à Cognac (en ex-fûts de Cognac Pierre Ferrand) pour un total de 14 ans. Il a finalement été embouteillé à 47,9% d’alcool par volume dans les bouteilles classiques de Plantation mettant en valeur des oiseaux. Esters ; 55 Composé volatiles ; 140.

Il est de couleur doré scintillant.

Au nez, il est léger sur les fruits rouges acides vers les fruits de la passion(!), la cassonade. Il est aimable et pâtissier, un peu sec avec du bois grillé, le tout est bien équilibré. Pour ma part, je l’ai trouvé intéressant jusque là!

En bouche, il est doux sur la mélasse, les raisins, les fruits rouges et les épices. Un peu gourmand, chaleureux, chocolaté et plutôt typique des rhums du Pérou! Il est simple mais je l’ai aimé, malgré que ce sont des rhums légers, j’ai toujours trouvé un petit quelque chose aux rhums du Pérou.

La finale est longue sur les notes de la bouche avec un accent sur les fruits rouges et les noisettes grillées. C’est un rhum vraiment délicieux. Je le découvre tout au fil de ma dégustation, il n’est peut-être pas mon préféré de la gamme et je l’ai trouvé légèrement sucré après l’avoir dégusté en comparaison avec les autres. C’est le sentiment que j’ai eu en y revenant, c’est une très belle entrée en matière. Tout ceci étant dit, il est dans mon top 3 (4e pour être honnête) de cette gamme. Il se vendait au prix de 138,75$ lorsque la gamme a été disponible en SAQ en octobre dernier. C’est un rhum honnête qui vaut son prix si on aime bien les rhums de ce pays.

Fidji 2005 avec la collaboration de Liam F. Costello de la distillerie « Rum Co. of Fiji »

Le Fidji 2005 est une édition limitée à 28 fûts seulement. Cet embouteillage a été fermenté pendant 4-5 jours et a ensuite été distillé en 2005 dans l’une des colonnes de l’alambic triple par  »Rum Co. of Fiji » aux Iles Fiji. On mentionne un ajout de 4 grammes de sucre par litre, ce qui est très peu. Il a subit un double vieillissement, tout d’abord 14 ans dans son pays d’origine en ex-fûts ayant contenu du Bourbon et 1 an de plus dans les chais de la Maison Pierre Ferrand à Cognac (en ex-fûts de Cognac Pierre Ferrand) pour un total de 15 ans. Il a finalement été embouteillé à 50,2% d’alcool par volume dans les bouteilles classiques de Plantation mettant en valeur des oiseaux. Esters ; 99,1 Composé volatiles ; 266,4.

Il est de couleur doré scintillant.

Au nez, il est sur les fruits frais, j’ai le côté pâtissier avec des arômes de beurre, de vanille et une touche de coco ! Il est gourmand et le beurre y est salé et des épices douces comme la canelle dans le mélange. Les fruits sont cuits, j’ai la pomme cuite, comme les tartes de nos mamies 🙂 J’aime bien le nez, je retrouve mes  »repères » des Fidji (de chez Plantation) après avoir goûté récemment le Fiji avec la Finition de Kilchoman Tourbée qui allait complètement ailleurs.

En bouche, il est frais, doux et il a une belle texture, un brin enrobant à la perfection! Il est puissant sur les fruits exotiques, le beurre un peu moins salé en bouche et la vanille. Il est épicé voir même piquant par moment en milieu de bouche et j’ai aussi des notes de noix, de caramel et un peu de bois grillé en profondeur. Il a une belle chaleur, il est droit et assez équilibré.

La finale est longue et persistante sur les notes de la bouche. C’est un bon rhum des Fidji, heureux d’avoir réussi à me procurer une bouteille de ce doux nectar. Il a été relâché en surprise par la SAQ à l’automne 2021 et tout à été écoulé en moins de 2-3 jours et il se vendait au prix de 139$.

Barbade 2011 avec la collaboration de Don Benn de la distillerie « West Indies Rum Distillery »

Le Barbade 2011 est une édition limitée à 24 fûts seulement. Cet embouteillage a été fermenté pendant 3-4 jours et a ensuite été distillé en 2011 en colonne et en Pot Still par  »West Indies Rum Distillery » à Brighton Beach en Barbade. Il n’a pas d’ajout de sucre. Il a subit un double vieillissement, tout d’abord 4 ans et demi ans dans son pays d’origine en ex-fûts ayant contenu du Bourbon et 4 ans et demi de plus dans les chais de la Maison Pierre Ferrand à Cognac (en ex-fûts de Cognac Pierre Ferrand) pour un total de 9 ans. Il a finalement été embouteillé à 51,1% d’alcool par volume dans les bouteilles classiques de Plantation mettant en valeur des oiseaux. Esters ; 120 Composé volatiles ; 306.

Il est de couleur doré scintillant.

Au nez, il est pâtissier et à la fois floral avec des fruits exotiques, de la noix de coco et des amandes. Je le trouve assez complexe mais trop droit je veux dire il manque quelque chose, je sais pas il n’a pas assez de grillé ni de boisé au nez. J’ai pris une goutte du Plantation SC 2021 Barbade et wow, il m’a fait tout un effet comparativement à celui-ci..

En bouche, il est doux sur le caramel beurré, le raisin, les noisettes et les épices. Des saveurs de bois sec, de la muscade et de la vanille s’ajoutent. Il est très axé sur les fruits (les agrumes notament) et les raisins secs.

La finale est moyenne sur les noisettes et le boisé sec grillé. La finale est plus grillée aussi. Il est bien mais il m’a déçu un peu sans rien lui enlever. Une personalitée un peu timide au nez, en bouche il est plus intéressant je trouve mais très fruité léger et inhabituel à mon sens par rapport à ce que j’ai gouté dans le passé. Il se vendait au prix de 139,50$ lorsque la gamme a été disponible en SAQ en octobre dernier.

Australie 2007 avec la collaboration du Master Blander de la distillerie « Beenleigh Artisan Distillery »

L’Australie 2007 est une édition limitée à 21 fûts seulement. Cet embouteillage a été fermenté pendant 12 jours et a ensuite été distillé en 2007 en  Pot Still par  »Beenleigh Artisan Distillery » à Queensland en Australie. Il n’a pas d’ajout de sucre. Il a subit un double vieillissement, tout d’abord 13 ans ans dans son pays d’origine en ex-fûts ayant contenu du Bourbon et 1 an de plus dans les chais de la Maison Pierre Ferrand à Cognac (en ex-fûts de Cognac Pierre Ferrand) pour un total de 14 ans. Il a finalement été embouteillé à 49,3% d’alcool par volume dans les bouteilles classiques de Plantation mettant en valeur des oiseaux. Esters ; 166 Composé volatiles ; 517.

Il est de couleur doré scintillant.

Au nez, il est très puissant sur les fruits mûrs et des arômes de fleurs avec de la vanille et des raisins. Il m’a pris un bon moment à le saisir celui-là j’étais un peu perdu mais ensuite je l’ai trouvé intéressant avec des odeurs de fruits plus gourmands et assumés. Un nez assez inhabituel mais qui vaut clairement le détour et l’aération pour bien en profiter! Wow, à la 2e dégustation je suis sous le charme, très exubérant !!

En bouche, il est très inhabituel encore ici, humm très bon sur la gourmandise très fruitée, la lime, les agrumes avec du bois et des épices. La texture est intéressante ni trop lisse ni trop grasse. Une belle chose ce rhum vraiment! Après différentes comparaisons avec des rhums de ce pays, je l’apprécie beaucoup je dois dire !

La finale est très longue sur les fruits exotiques, la vanille et le caramel beurré. Il est même plus long en bouche que le Trinidad et vraiment intéressant. Une bombe aromatique fruitée que j’ai aimé découvrir et redécouvrir dans les dernières semaines !! Il est dans mon top 2 (3e pour être honnête) de cette gamme mais vous pouvez comprendre qu’il est excellent. Il se vendait au prix de 139$ lorsque la gamme a été disponible en SAQ en octobre dernier.

Trinidad 2009 avec la collaboration de Andrew Hassell de la distillerie « Trinidad Distillers Limited »

Le Trinidad 2009 est une édition limitée à 24 fûts seulement. Cet embouteillage a été fermenté pendant 3 jours et a ensuite été distillé en 2009 en alambics à 4 colonnes par  »Trinidad Distillers Limited » à Port of Spain à Trinidad. Il n’a pas d’ajout de sucre. Il a subit un double vieillissement, tout d’abord 11 ans dans son pays d’origine en ex-fûts ayant contenu du Bourbon et 1 an de plus dans les chais de la Maison Pierre Ferrand à Cognac (en ex-fûts de Cognac Pierre Ferrand) pour un total de 12 ans. Il a finalement été embouteillé à 51,8% d’alcool par volume dans les bouteilles classiques de Plantation mettant en valeur des oiseaux. Esters ; 205 Composé volatiles ; 525.

Il est de couleur doré scintillant.

Au nez, il est intéressant sur les fruits exotiques et les arômes de fleurs et d’épices. Des odeurs de citron-lime, de caramel, de noisettes et de vanille, il est plus sec que les autres rhums dégustés à ce moment. Le nez est sublime!

En bouche, il est gourmand et totalement délicieux. Wow, beaucoup, beaucoup de saveurs, des fruits exotiques intenses, du citron, des agrumes, de la lime, des épices, des amandes et de la vanille. Je l’aime bien, vraiment bon !

La finale est longue sur les notes de la bouche avec un petit kick sur la lime fraîche. Il est surprenant et vraiment délicieux comment résister à un rhum pareil. C’est mon préféré (ex-aequo avec le Jamaïcain) de cette gamme mais dans des saveurs bien différentes, celui-ci me plait pour le côté lime-citron, amandes-noisettes qui s’entremêlent à merveille. Petit bémol sur l’acidité qui est intense en fin de bouche. Il se vendait au prix de 139,75$ lorsque la gamme a été disponible en SAQ en octobre dernier.

Jamaïque 2003 avec la collaboration de Luc Satgé de la distillerie « Clarendon »

Le Jamaïque 2003 est une édition limitée à 29 fûts seulement. Cet embouteillage a été fermenté pendant 14 jours et a ensuite été distillé en 2003 en Pot Still Vendôme par  »Clarendon » à Lionel Town en Jamaïque. Il n’a pas d’ajout de sucre. Il a subit un double vieillissement, tout d’abord 16 ans ans dans son pays d’origine en ex-fûts ayant contenu du Bourbon et 1 an de plus dans les chais de la Maison Pierre Ferrand à Cognac (en ex-fûts de Cognac Pierre Ferrand) pour un total de 17 ans. Il a finalement été embouteillé à 49,5% d’alcool par volume dans les bouteilles classiques de Plantation mettant en valeur des oiseaux. Esters ; 422 Composé volatiles ; 1571, rien de moins !!!

Il est de couleur doré scintillant.

Au nez, il est très très fruité, des fruits mûrs juteux et tropicaux, de la banane, des ananas, des agrumes. Il est un peu sauvage avec une touche de menthol comme me faisait remarquer l’ami Bruno. J’ai aussi un peu de vanille, du bois et des amandes. Un nez intense et unique directement de l’île de la Jamaïque !! Une merveille 🙂

En bouche, il est moelleux, très riche sur les fruits tropicaux, le toffee, les épices et un peu de café et de chocolat fondu. Wow, décidément, la Jamaïque nous gâte grave avec ce rhum 100% Pot Still tout droit sortie de Clarendon !! Il est très intense, complexe et tellement extravagant !

La finale est sans surprise très longue, très fruitée et sur le bois grillé ainsi que la vanille. Il réchanuffe bien la bouche et il est légèrement piquant en fin de bouche. Il est délicieux ce rhum, vraiment bon! Je ne sais pas si je préfère le nez à la bouche ou le contraire, c’est très difficile. L’expérience est aussi intéressant dans l’un que dans l’autre cas. Je suis conscient qu’il est intense, je sais je l’ai écrit plus haut mais cela met en perspective qu’il me plaira pas à tous car on doit se laisser le temps pour découvrir et apprécier ce style de rhum plus niché et c’est souvent rarement un vendredi soir quand nous sommes fatigués de notre semaine qu’on va l’apprécier à sa juste valeur. C’est mon préféré (ex-exquo avec le Trinidad) de cette gamme. Il se vendait au prix de 139$ lorsque la gamme a été disponible en SAQ en octobre dernier.

Opinion finale de la gamme; Tout d’abord, je me doit de préciser que j’ai aimé la transparence de Plantation encore une fois mais je remarque cette fois que la place laissée aux informations à pris beaucoup plus d’espace qu’habituellement sur les étiquettes (1/3 de l’étiquette). Un bon point, on partage les faits sur ces rhums et nous pouvons ainsi nous en faire notre propre idée et analyser les informations comme il nous plaît.

J’ai vraiment pris le temps de découvrir ces 6 rhums, je m’y suis fait une, deux, trois sans doute jusqu’à quatre dégustations comparatives pour revoir le tout suite à la dégustation avec Bruno et je suis aussi heureux de ces petits moments (du chemin parcouru quoi! hihi) que d’arriver au dernières lignes de cet article et de redécouvrir les rhums une toute dernière fois cet après-midi pour le comparatif final. J’espère que cela donnera fidèlement le portrait que je m’en fait. En ordre, mes favoris sont; Jamaïque, Trinidad (ex-aequo avec l’Australien finalement), Australie (qui aurait très pu se hisser en 2e suivant mon bémol sur le Trinidad), Pérou, Fidji et Barbade. Une gamme assez intéressante en somme, entre la 1ere dégustation et la rédaction finale j’ai dégusté pas mal de choses, entre-autres la gamme des Plantation Single Cask 2022 que j’ai vraiment appréciée comparativement à celle de 2021 et en comparaison avec la moitié de ces 6 rhums. Je vais vous reparler de ces 11 rhums très bientôt, le temps de finaliser le tout car il y a plusieurs heures derrière tout ça mine de rien ! 🙂

J’espère que ça vous plaira! Très sérieusement, je le fait pour moi à la base mais n’hésitez-pas à commenter, ça fais toujours plaisir de vous savoir présents ! Merci et santé à tous & bonne année 2023 😉

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